Trouvailles

Du 1 au 30 novembre 2014, au 6b à Saint-Denis

Dans le cadre de l’exposition collective Populaire, populaire #3 Commissaires : Émilie Akli et Roberto Martinez (résidents au 6b).
Avec : Emilie Akli, Alain Bernardini, Raphaël Boccanfuso,Valérie Jouve, Claude Lévêque, Clémentine Mélois, Bernard Marcadé, Roberto Martinez, Tania Mouraud, Régis Perray, Françoise Quardon, Eric Tabuchi, Vue du Gras collectif.

 

Installation – dimensions variables, 13 trouvailles photographiques hétéroclites présentées en ordre déterminé.

Tailler dans le vrai.

Prenant part à l’exposition collective Populaire, populaire, nous avons choisi la récolte, la captation d’images. Entre histoire familiale, souvenirs estivaux défraichis et trouvailles de vide-grenier, leur variété résonne comme autant de fragments du monde réel : des images vraies, brutes, faites de plis et de déchirures. Et faites de notre temps qui défile.

La revue VDG#4 et cette installation sont le résultat d’une collecte photographique. Chacun d’entre nous a glané dans ce monde fait d’images à profusion quelques bribes d’inspiration. Au milieu des photos trouvées : nos archives, nos familles, nos intimités imaginaires. Cet éventail d’été a des odeurs de passé, de rêveries, de tiroirs ou de trottoirs.

Et dans le montage un nouveau jeu : celui de la création, un mélange de personnages, sur la cadence des récits qui se croisent. Le dénouement est une recomposition en forme de puzzle faite d’histoires secrètes et fantasmées, d’intimes mêlés et défamiliarisés.

Nos proches, nos semblables, nos lointains ou nos contemporains : tous ces gens nous regardent, ils nous donnent des parcelles de vies, des instants vides, des creux pleins de possibles. Nous les avons rassemblés dans ces pages, fixant la sensible surface de quelques mémoires évaporées.

Lorsque installation et revue se rencontrent, la confrontation laisse entrevoir un jeu visuel : des manques sont comblés, des histoires prennent leur ampleur. L’expérience de cette complémentarité prolonge le plaisir de la découverte.

La photographie… dans toute sa matérialité fragile : papiers volants, cartons cornés, plaques de fer rongées, diapositives effacées, tirages griffonnés. Nous avons regardé leurs cicatrices, leurs bords, leurs écaillements déchiffrables. Nous avons aussi regardé les visages et les corps qui s’y déploient, comme le témoignage de vies qui ne s’effacent pas.